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Roman policier Chapitre I Un justicier Coéquipiers Mystère L'Organisation Coup de foudre |
Roman prit congé, sauta dans sa R5 et fonça aussitôt chez l'électronicien. Un immeuble ancien un peu vétuste pour un cadre tel que Schultz indiquait que son adresse ne pouvait être que provisoire. Il prit l'ascenseur jusqu'au cinquième étage. La serrure de la porte de l'appartement de Schultz était mise sous scellée par la police. Roman n'avait plus rien à y faire.
Il descendit chez la concierge. Il lui demanda des renseignements concernant l'occupant de l'appartement mais celle-ci ignorait tout de lui. Toutefois un de ses voisins, un travailleur de nuit, lui avait dit avoir aperçu quelqu'un sortant du garage alors qu'il rentrait du travail. C'était une femme blonde qui conduisait une Peugeot noire. Il devait être environ trois heures du matin. Roman monta chez le voisin en question mais celui-ci était absent. De retour chez la concierge il lui emprunta son téléphone en lui offrant une pièce de monnaie puis sortit une carte de visite et appela :
- Commissariat quartier Belleville, bonjour !
- Bonjour! Je désire parler au commissaire Fourreau, s'il vous plaît de la part de monsieur Saint.
- Ne quittez pas, je vous le passe
- Commissaire Fourreau.
- Bonjour, M. le commissaire. Je m'appelle Roman Saint. J'aimerais avoir un entretien avec vous seul à seul concernant l'affaire Shultz. Je crois avoir quelques indices
- Ne seriez-vous pas... le célèbre professeur... d'Aïkido ?
- J'enseigne au club "8e DAN" dans le 4è arrondissement.
- Il faudrait que j'inscrive mes enfants à votre école, ils m'ont parlé de vous... Quand pouvez-vous passer ?
- J'aimerais vous rencontrer maintenant, hors du commissariat, dans un endroit discret.
- Maintenant ? lui répondit le fonctionnaire, un peu bousculé... Après un moment d'hésitation, il ajouta :
- D'accord, où voulez-vous qu'on se voit ?
- Rendez-vous dans le parc des Buttes Chaumont du côté de l'entrée principale.
- ...A tout de suite.
14 heures. Roman mangeait un casse-croûte en descendant de sa R5. Il se dirigea vers un banc et attendit en regardant autour de lui. Quelques instants plus tard une Citroën BX s'arrêta à sa hauteur et le conducteur lui demanda:
- M. Saint, je suppose.
- Effectivement, ravi de vous connaître M. le commissaire
- Emile Fourreau, très heureux.
Un homme d'une quarantaine d'année, 1,75m, visage anguleux, vêtu d'un blouson de cuir marron et d'un jean, l'air audacieux et sûr de lui, sortit de la voiture et vint lui serrer la main.
- Pardonnez-moi de vous avoir fait venir jusqu'ici car je souhaite vous offrir mes services en tant qu'indicateur. Puis-je vous demander si vous avez trouvé quelque chose chez Schultz ? demanda Roman
- On l'a découvert mort dans sa voiture un soir avec deux balles dans le dos. L'auteur était une femme en légitime défense avec deux autres voyageurs qu'il avait agressés. Nous avons ramené sa voiture, qui n'avait présenté aucun signe suspect, dans son garage. Et nous avons perquisitionné son domicile où nous avons constaté un certain désordre dont une armoire fracturée. Quelqu'un était déjà passé avant nous, un voleur peut-être, ou un complice. Il ne restait plus que des objets sans valeur. Ensuite nous sommes allés chez ses parents à Senlis pour les informer mais il n'y avait personne chez eux. Je leur ai laissé un message leur demandant de nous prévenir avant de venir chercher le
véhicule.
- Une Peugeot 106 noire ?
- Exact
- Elle n'est plus là.
- Comment le savez-vous ?
La concierge m'a dit qu'un des locataires, un travailleur de nuit, avait aperçu en rentrant chez lui, la 106 noire de Schultz conduite par une femme blonde sortir du garage de l'immeuble. Je n'ai pas pu rencontrer cet homme car il était absent.
- Bien ! Il va falloir que je retrouve ses parents afin de les interroger. Le garage Simonet vous dit quelque chose ? Le véhicule y a été réparé à cause d'un accident il y a moins d'un mois. Nous avons trouvé la facture chez Schultz, c'est le seul indice.
- A part ça, les victimes vous ont apporté des renseignements ?
- Aucun, hélas ! Ils opéraient soit cagoulés, soit avec une fausse barbe, et gantés, souvent à l'encontre des personnes âgées sans défense. Dans le lot des hommes et des femmes agressées, à part le décès de M. Duroc, tous ont rejoint leur domicile.
- Je suis au courant à propos de ce M. Duroc. Les médias en ont parlé.
- M. Saint, merci pour le coup de main. Mais je vous demande d'éviter d'aller trop loin dans cette affaire. Vous pouvez me servir d'indicateur si vous le désirez, mais laissez-moi m'occuper de ça. Mais au fait, pourquoi cela vous intéresse-t-il tant ?
- Je fais mon devoir de citoyen, M. le commissaire, tout simplement. Veuillez m'excuser, mais il faut que je vous laisse, je vous tiendrai au courant.
Il se serrèrent la main et se quittèrent.